Card image cap Centre d'appui pour la Prévention des Infections Associées aux Soins Bourgogne-Franche-Comté
Guides et documents : Calendrier vaccinal 2019

FAQ Vaccination



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J'ai fait le vaccin une fois... je n'ai jamais été autant malade.
Les vaccins actuels contre la grippe sont des vaccins inactivés (inertes) qui sont dépouvus de tout pouvoir infectieux et qui ne peuvent donc pas «donner» la grippe. Mais vous avez raison, les premiers vaccins disponibles étaient des vaccins entiers très immunogènes et réactogènes. Ces vaccins ne sont plus commercialisés. En revanche, comme tous les vaccins, des effets indésirables, en général locaux (rougeur, douleur) et beaucoup plus rarement généraux (malaise, réaction allergique, fièvre) sont possibles . Toutefois, la balance bénéfice lié à la protection conférée par la vaccination par rapport au risque lié au vaccin est très en faveur de la vaccination

Pas envie de se faire piquer.
Personne n’a envie de se faire piquer . Dans ce contexte, notre rôle est d’apporter les éléments scientifiques sur l’intérêt de la vaccination contre la grippe pour vous permettre de faire un choix éclairé et d’accepter de se faire piquer en connaissance de cause

C’est très rare que je fasse la grippe.
Même si c’est un évènement que vous estimez rare, c’est dommage de ne pas le prévenir par la vaccination. C’est toujours dommage de voir survenir une maladie pour laquelle un moyen de prévention efficace est disponible.

Les risques liés au vaccin, peur des effets secondaires, notamment le syndrome de Guillain Barré (SGB).
Le SGB est une complication exceptionnelle de la grippe saisonnière. Le risque de le développer est bien supérieur après une grippe naturelle (40 à 70 cas/1 million de grippés) qu’après la vaccination (1 cas/1 million de vaccinés).

Vaccins pas toujours efficaces! Les résidents sont tous vaccinés, nos personnes âgées fragiles ne risquent rien.
L’immunité est acquise en moyenne 15 jours après l’injection du vaccin. Ce délai peut être allongé chez la personne âgée (vieillissement du système immunitaire, carence en oligo-éléments et vitamines (B6 et E), dénutrition …). L’immunité conférée varie entre 70 et 90 % chez les sujets jeunes en bonne santé et entre 30 à 50 % pour les autres personnes, en particulier les personnes âgées. C'est la combinaison d'une couverture vaccinale élevée chez les résidents et chez les professionnels de santé et autres personnes en contact avec les résidents qui permet de réduire le risque de transmission en institution et la morbi-mortalité.

Cela fait plusieurs années que je ne fais pas de vaccin et je ne suis pas malade... je suis jeune et en bonne santé. La grippe n’épargne aucun âge de la vie. Des sujets jeunes, en pleine santé, peuvent aussi être malades. Le fait de ne pas avoir été malade peut s’expliquer : soit vous n’avez pas été exposé au virus et ne pouviez donc pas être malade, soit vous avez été exposé au virus mais l’expression clinique de la maladie était peu symptomatique et la grippe est passée finalement inaperçue.
Si j'attrape la grippe et qu'un résident n'est pas vacciné : aucun risque pour lui, je serai en arrêt.
L’excrétion du virus débute 24 heures avant l’apparition des symptômes. Quand vous vous apercevez que vous êtes malade, c’est trop tard, vous avez déjà exposé vos proches et les résidents dont vous vous occupez. Cet arrêt, non automatique, n’est pas dénué de conséquence pour l’institution dans laquelle vous travaillez. En effet, plusieurs absences simultanées peuvent générer une désorganisation majeure mettant en difficulté les collègues qui restent sur le pont et la qualité de prise en charge des résidents.  

La grippe n'est pas une maladie grave quand on est en pleine santé.
Peut être, mais elle fatigue énormément et surtout, peut vous clouer au lit pendant plusieurs jours. De plus, malade, vous exposez votre entourage professionnel et/ou familial où là, vous côtoyez peut être des personnes fragiles, enfants en bas âge, personnes âgées, personnes malades qui se passeraient bien d’être exposés au virus car si l’un d’eux contractait la grippe, les conséquences pourraient être fâcheuses. La grippe est la première cause de mortalité par maladie infectieuse en France.

J'utilise l'homéopathie, ça marche et il n'y a pas d'effets secondaires.
Aucune étude scientifique n’a montré l’efficacité de l’homéopathie dans la prévention de la grippe.

Les risques liés au vaccin, peur des effets secondaires liés à l’aluminium, aux adjuvants.
Aucun vaccin contre la grippe ne contient de l’aluminium. Quoi qu’il en soit, les données scientifiques disponibles (une évaluation a été réalisée par le Haut Conseil de la Santé Publique en 2013) à ce jour ne permettent pas de remettre en cause la sécurité des vaccins contenant de l’aluminium, au regard de leur balance bénéfices/risques. Pour ce qui concerne les adjuvants, un seul vaccin utilisé chez la personne âgée en comporte pour accroître la réponse immunitaire. Quoiqu’il en soit, même après administration de placébo à 10 millions de personnes, ont été décrits : 21 syndromes de Guillain-Barré, 86 névrites optiques et 57 décès inopinés. De la même manière, au décours de l’administration d’un placebo à 1 million de femmes enceintes : 16 700 avortements ont été dénombrés. La perte de confiance de la vaccination ne doit pas faire oublier qu’il existe une fréquence naturelle des évènements de santé.

Parce qu’on m’a toujours dit que le vaccin n’empêchait pas d’avoir la grippe ou au moins ne l’atténuait pas.
Comme tous les autres vaccins, le vaccin contre la grippe ne protège pas à 100 %. Néanmoins, le risque d’être infecté est très largement diminué.

Je ne veux pas qu’on m’injecte des trucs dans le corps.
Le vaccin n’est pas un truc, c’est un médicament qui a donc passé, avant son autorisation de mise sur le marché, toute une batterie de contrôles permettant d’assurer son innocuité dans les conditions normales d’utilisation.

Toujours un peu le nez qui coule en hiver, ce qui repousse, voir annule le vaccin.
Avoir le nez qui coule, la gorge qui picote, un léger fébricule ne contre-indiquent pas la vaccination. Si vous présentez une infection évolutive, différer la vaccination a pour seul objectif de distinguer ce qui relève de l’évolution naturelle de la maladie en cours d’un effet indésirable imputable à la vaccination.

Vaccination à faire tous les ans.
Les virus de la grippe changent tous les ans. Pour optimiser la protection conférée par la vaccination, la composition du vaccin doit donc être adaptée à cette évolution. De plus, la protection conférée diminue dans le temps. C’est la raison pour laquelle une vaccination annuelle est attendue.

Par rapport aux médias.
Quand les médias annoncent le jour du lancement de la campagne annuelle de vaccination : « 9 octobre 2013 : Coup d’envoi de la campagne de vaccination contre la grippe aujourd’hui. Un vaccin dont les français se méfient de plus en plus. Faut-il se faire vacciner ? », cela n’encourage guère le geste vaccinal. Une discussion reposant sur des bases scientifiques solides avec votre médecin traitant est plus appropriée pour permettre un éclairage sur les enjeux de la vaccination.

Nous ne savons pas l’incidence de ce vaccin pour les années futures.
A ce jour, l’ensemble des effets indésirables recueillis en phase IV (depuis que les vaccins contre la grippe ont obtenu leur autorisation de mise sur le marché et qu’ils sont utilisés) n’ont jamais montré aucun effet indésirable grave imputable au vaccin.

Pas assez de retour par rapport à la grippe H1N1.
La grippe pandémique à virus A(H1N1) est une situation différente de la grippe saisonnière. Elle était liée à un nouveau virus face auquel la population n’était pas protégée. Dans ces conditions, il était urgent de disposer d’une vaccination de masse dans des délais contraints permettant de protéger la population. Des avis divergents ont été publiés sur le vaccin et/ou la vaccination. Ces derniers ont pollué le débat et rendu difficile l’appréciation du public. Davantage d’interventions pédagogiques auraient probablement permis d’expliquer et/ou de répondre aux divergences exprimées pour guider le public dans ses choix et le faire adhérer à la vaccination.

Horaire de vaccination réduit.
Pas de panique, si la structure dans laquelle vous exercez fait la promotion de la vaccination contre la grippe, une organisation spécifique suivra pour faciliter le geste vaccinal.

Raison médicale.
S’il ne faut jamais vacciner sans se poser la question d’une contre-indication, en revanche, il ne faut pas non plus sous-estimer le bénéfice de la vaccination. Dans ce contexte, il est important de ne pas admettre la notion de contre-indication sans un entretien médical rigoureux.

Je suis enceinte.
Chez les femmes enceintes, la grippe peut provoquer une fausse couche ou un accouchement prématuré. La vaccination est recommandée quelque soit le trimestre de grossesse. De plus, vacciner une femme enceinte entraîne une protection de son bébé jusqu’à l’âge de 6 mois.


referent
Contacts :
Nathalie FLORET, médecin hygiéniste
Joël LEROY, médecin infectiologue


cpias BFC
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